La détention et le bien-être des équidés discutés au niveau des institutions européennes

Le 8 juin, le réseau européen du cheval, dont l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) est membre du bureau et du secrétariat, a réuni le groupe cheval du Parlement européen (MEP Horse Group) en présence d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Cet événement était précédé d’une conférence des présidents des membres de l’EHN. Plusieurs sujets stratégiques et enjeux de la filière équine ont été traités à cette occasion.



En amont de la réunion du MEP Horse Group, le réseau européen du cheval (European Horse Network ou EHN) a organisé une conférence des présidents. Plus de vingt-deux structures membres de l’EHN, représentées par leur directeur et président, ont pu échanger sur des sujets stratégiques. Un atelier a d’abord été proposé dans le cadre de l’étude prospective européenne pour la filière équine portée par l’EHN. Cette étude doit permettre d’élaborer des scenarios et un plan d’actions pour les membres du réseau européen du cheval. Les présidents et directeurs ont pu travailler sur l’identification de facteurs qui pourraient venir impacter les activités équines. “Le résultat ne sera partagé qu’ultérieurement lorsque les travaux auront avancé”, est-il annoncé dans le communiqué de l’IFCE. Cette étude est pilotée par le Fédération des centres équestres aux Pays-Bas (FNRS) et bénéficie de l’appui de l’IFCE.

Le deuxième sujet d’envergure a été celui des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024. La tenue de cet événement sportif sur le sol européen est en effet importante pour la filière équine. L’IFCE a notamment proposé à l’EHN de s’associer à un projet de conférence internationale. Celle-ci devrait se tenir en avril 2024 et mettra en évidence l’excellence de la filière française. Elle permettra également d’évoquer les grands sujets stratégiques et partagés tels que le développement durable et le bien-être. Le Belge Ingmar de Vos, président de la Fédération équestre internationale, a présenté à l’auditoire “les principaux enjeux et difficultés qui existent à chaque édition des Jeux olympiques et paralympiques pour maintenir l’équitation”.



Une présidente de la Commission à l’écoute

Le MEP Horse Group du 8 juin 2023 a porté sur les conditions de détention des équidés. Celui-ci s’est tenu dans un contexte de révision de la législation sur le bien-être animal. L’Allemande Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a pu entendre “les préoccupations et attentes de la filière dans le cadre de la révision de cette législation grâce aux diverses interventions. Elle a profité de cette rencontre pour réaffirmer son soutien aux acteurs de la filière. Une attention sera portée à la prise en compte de leurs besoins dans le cadre de la proposition législative qui sera publiée à l’automne”, indique le communiqué de l’IFCE.

La professeure Kathalijine Visser-Riesdtra, de l’Université de Dronten aux Pays-Bas, a souligné l’importance de tenir compte des données scientifiques dans le règlement à venir pour pouvoir améliorer les conditions de vie des chevaux en Europe. “La filière a souhaité montrer son investissement sur le sujet. Ingmar de Vos a ainsi expliqué les règles de protection des chevaux lors de compétition internationale.” Le cavalier belge François Marthy Jr était également présent au nom du Club des cavaliers internationaux de saut d’obstacles (IJRC). “Il a pu expliquer comment le bien-être est pris en compte dans l’hébergement et la gestion quotidienne des chevaux de haut niveau”, ajoute l’IFCE. Alexia Bret-Morel, éthologue à la Fédération française d’équitation, a présenté le modèle de labellisation des centres équestres français qui permet d’accompagner les professionnels engagés dans une démarche volontaire.

Pour conclure, Marc Wentein, président de l’EHN, a insisté sur l’importance pour la filière d’afficher une position commune. Ainsi, l’EHN a rédigé un position paper relatif à la détention des chevaux à destination des décideurs européens afin de présenter les spécificités du secteur qui doivent être prises en compte.