Des Selle Français, une championne du monde et Marco Kutscher au programme de notre Ronde des CSI 2*
La semaine dernière, trois Selle Français ont brillé dans les épreuves à 1,45m du CSI 2* d’Opglabbeek, en Belgique, où seul le Grand Prix leur a échappé. En parallèle, Marco Kutscher s’est imposé dans l’épreuve reine du CSI 2* de Hagen aux rênes d’une Holsteiner issue d’une excellente souche tricolore et une ancienne championne du monde des sept ans a réussi un doublé au Portugal. Bienvenue dans notre Ronde des CSI 2*!
Chaque semaine, des CSI 2* animent la planète saut d’obstacles, permettant à de nombreux cavaliers et chevaux de s’étalonner à 1,45m et de marquer des points au classement mondial Longines. Certains concurrents expérimentés profitent de ces compétitions pour aguerrir des partenaires en formation ou les préparer à des échéances majeures, tandis que de jeunes cavaliers engrangent eux-mêmes de l’expérience avant de se lancer en CSI 3*, 4*, voire 5*. Comme toutes les semaines, GRANDPRIX tente de tirer quelques enseignements de 0ces compétitions. Le week-end écoulé, il y en a eu quatre en Europe occidentale.
Le SF brille à Opglabbeek
Au CSI 2* d’Opglabbeek, la semaine dernière, trois des quatre épreuves à 1,45m ont été gagnées par un représentant du Selle Français, solide leader du classement des stud-books établi par la Fédération mondiale de l’élevage de chevaux de sport (WBFSH) pour le saut d’obstacles. Jeudi dernier, Marc Bettinger a mené Fifty Fifty Semilly, onze ans, à sa première victoire comptant pour le classement mondial Longines. Le fils de Diamant de Semilly et d’une mère par Heartbreaker, qui a également donné Panama du Seigneur, concourait pour la toute première fois sous la selle de l’Allemand! Le lendemain, c’est Gallimard Bois Margot, un fils de Quincy et d’une propre sœur du vice-champion du monde par équipes Qlassic Bois Margot, qui s’est imposé dans une épreuve à barrage comptant également pour le classement mondial avec le Japonais Eiken Sato. Enfin, samedi, la jeune Louna Garo s’est imposée dans une Vitesse aux rênes de Gambas de l’Océan. Cette jument de dix ans par Kannan et une mère par Zandor Z a devancé l’étalon Happy Landais. SF lui aussi, ce fils d’Andiamo Semilly et frère utérin de l’impétueuse Une Étoile Landaise était monté par le Belge Gilles Thomas.
La nouvelle pépite de Marco Kutscher a des origines françaises
Samedi, Marco Kutscher a gagné le Grand Prix du CSI 2* de Hagen aux rênes de Kim 377, une jument de neuf ans qui a débuté à 1,45m l’an passé avec celui qui vient de vendre ses deux chevaux de tête à Ben Maher. Si elle est enregistrée au stud-book Holsteiner, cette fille de Kannan est issue d’une prestigieuse lignée hexagonale: celle de Son Altesse, sa sixième mère, et plus précisément de Magali, issue du croisement entre Son Altesse et le Pur-sang Fra Diavolo. Les diverses branches de cette souche basse ont notamment donné les petits et géniaux Ratina et Viking d’la Rousserie, mais aussi Quickly de Kreisker, Baladine du Mesnil ou First de Launay. La troisième mère de Kim, O Magalie, est née chez la famille Boudant, à laquelle cette souche a donné Gloria des Besnard, championne de France des sept ans. O Magalie a donné trois produits indicés à plus de 130 et conclu sa carrière de reproductrice au haras de Semilly, donnant notamment Nuit de Rêve Semilly, mère de Bloom of Semilly, vue jusqu’à 1,50m en Italie, et deuxième mère de Kim, qui a vu le jour en Allemagne chez Norbert Nowak.
Une championne du monde en démonstration à Arouca
Sacrée championne du monde des sept ans en 2024 sous la selle de l’Irlandais Michael Pender, HHS Mercedes a gagné les deux épreuves majeures du CSI 2* d’Arouca, au sud-est de Porto, au Portugal. Fille de Can Ya Makan, un Holsteiner ayant fait carrière sous couleurs irlandaises, notamment avec Shane Breen et Marion Hughes, Mercedes est née chez cette dernière et est désormais montée par sa fille, Molly Hughes Bravo, qui représente le Portugal. À Arouca, elle a signé ses deux premières victoires comptant pour le classement Longines depuis son titre mondial obtenu à Lanaken en 2024.
Volver de la Vigne porte bien son nom
En Espagnol, “volver” signifie “rentrer” ou “revenir”. S’il est bien né en Normandie, chez Lucien Villotte, Volver de la Vigne a montré ces derniers mois qu’il portait bien son nom. Intronisé au plus haut niveau par le Portugais António Matos Almeida, avec lequel il s’était classé onzième des Européens Longines de Rotterdam en 2019 à dix ans, ce fils de Diamant de Semilly et d’une mère par Cumano a ensuite représenté l’Allemagne, l’Arabie saoudite, la Grande-Bretagne et l’Italie. Depuis un an environ, il est de retour avec celui qui avait révélé son talent. Dimanche, ils se sont classés troisièmes du Grand Prix d’Arouca.

