“La préparation pour les Mondiaux s’est déroulée exactement comme je le souhaitais”, Édouard Coupérie
Si les équipes de France de dressage, de voltige et de concours complet en ont terminé avec leurs championnats du monde, les cavaliers de saut d’obstacles, eux, entreront en piste demain à l’occasion de la traditionnelle épreuve de Chasse, en ouverture des championnats FEI de la discipline. Comme leurs compatriotes du para-dressage, Nina Mallevaey, Julien Épaillard, Olivier Perreau et Antoine Ermann auront pour premier objectif de décrocher une qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Si seuls le sport et les parcours imaginés par l’Allemand Frank Rothenberger rendront leur verdict, les Bleus semblent avoir mis toutes les chances de leur côté. Réunis au haras de la Bosquetterie en fin de semaine dernière, ils ont en tout cas bénéficié d’une préparation optimale avant de rallier Aix-la-Chapelle lundi matin.
Dans quelques heures, pas moins de cent cinquante couples s’élanceront sur le stade de la Soers dans le cadre de l’épreuve de Chasse des championnats du monde de saut d’obstacles. Si cette dernière est connue pour ne pas donner d’accessit direct vers la victoire finale, elle constituera surtout une première étape pour les trente et une équipes engagées dans la quête d’une qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. C’est justement ce ticket que l’équipe de France est partie chercher cette semaine, alors que la préparation semble, aux dires des cavaliers et du sélectionneur Édouard Coupérie, s’être déroulée de la meilleure des manières.
La semaine dernière, l’ensemble des cavaliers sélectionnés pour l’échéance quadriennale se sont donné rendez-vous pour un stage de préparation de trois jours dans le pays d’Auge, au haras de la Bosquetterie, chez Julien Épaillard.“Nous avons pu nous réunir durant chez Julien pour un stage ‘à la carte’, comme je le demande à chaque fois. Par ailleurs, contrairement aux autres chevaux, Dynastie de Beaufour n’a pas participé à cette réunion pour des raisons logistiques. Effectivement, lorsqu’elle est en Europe, Nina Mallevaey est basée à moins de trente minutes du concours, donc nous avons convenu qu’il était préférable d’épargner le voyage jusqu’en Normandie à Dynastie”, détaille Édouard Coupérie, sélectionneur de l’équipe de France depuis un an et demi. “Tous les feux sont au vert. La préparation s’est déroulée exactement comme je le souhaitais et tous les chevaux sont en forme. Ils ont pris la route ce dimanche avant de faire étape au sein des écuries d’Helena Stormanns (situées à vingt minutes d’Aix-la-Chapelle, ndlr), où ils ont passé la nuit avant de rejoindre Aix-la-Chapelle ce lundi matin. Nous avons bien sûr répété nos gammes, mais l’un des axes de ce stage résidait aussi dans la cohésion d’équipe. J’ai le sentiment que tous les cavaliers sont motivés, de bonne humeur et dotés de l’envie de bien faire”, a-t-il ajouté.
Ici à l'occasion de la warm-up qui s'est déroulée aujourd'hui, Nina Mallevaey n'a pas monté Dynastie de Beaufour lors du stage de préparation.
© Mélina Massias
“Nous allons participer à ces championnats du monde avec l’envie d’obtenir une médaille”, Julien Épaillard
Selon Julien Épaillard, Fringan de Vesquerie est en forme. En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que la préparation de l’alezan fils de Mylord Carthago a été minutieuse afin d’atteindre deux pics de forme cette saison, le premier étant au CSIO 5* de La Baule. Hôte du stage de préparation de l’équipe de France, le Normanda a fait le plein de confiance dimanche en triomphant dans le Grand Prix Longines de Deauville en selle sur Donatello d’Auge. “Tous les chevaux se sont bien comportés durant le stage de préparation et ils ont l’air en forme. Bien sûr, on espère que cette forme se confirmera la semaine prochaine et c’est toujours agréable de passer du temps avec ses coéquipiers avant une telle échéance. J’ai l’impression que Fringan est en forme. Nous avions essayé de l’emmener à 100% au CSIO 5* de La Baule (où le couple a signé un double sans-faute dans la Coupe des nations avant de rééditer un parcours vierge lors de la première manche du Grand Prix Rolex, ndlr), alors que les conditions étaient similaires à Aix-la-Chapelle. Ensuite, nous avons baissé la pression avant les CSI 5* de Riesenbeck et Dinard. Nous aurons la confirmation de cette forme la semaine prochaine. Nous allons participer à ces championnats du monde avec l’envie d’obtenir une médaille. Si nous n’y parvenons pas, une qualification olympique serait un beau lot de consolation” (Rires).
Après un premier pic de forme particulièrement convaincant à La Baule, Julien Épaillard espère que Fringan de Vesquerie sera tout aussi performant cette semaine !
© Mélina Massias
“Le fait que Floyd ait sauté à Aix-la-Chapelle en mai est une chance”, Antoine Ermann
Cette semaine, le Bourguignon Antoine Ermann sera en lice dans son premier championnat intercontinental et fera partie intégrante de l’escouade française pour la première fois, après avoir concouru individuellement lors des championnats d’Europe de La Corogne il y a un an. Pour autant, Floyd des Prés a déjà concouru à Aix-la-Chapelle au mois de mai, ce que son cavalier juge comme une chance : “Aix-la-Chapelle est un concours unique et je pense que c’est une chance que Floyd ait pu sauter sur cette piste au mois de mai (à l’occasion d’un CSI 5*, ndlr). Lors du stage de préparation, il s’est agi d’entretenir la forme de Floyd. Pour autant, je tenais à ce qu’il y saute un peu, afin qu’il n’arrive pas trop frais aux championnats du monde, ce qui peut me coûter un peu. Sur le papier, je pense bien sûr que l’équipe allemande est favorite, notamment parce qu’elle évoluera à domicile. Même si nous allons être confrontés à tout ce qu’il y a de plus dur, je pars confiant, notamment car mon cheval a déjà sauté le double de bidets et que je l’ai senti très à l’aise sur cette piste.”

