Doit-on craindre la consanguinité ? (1/2)

Depuis plusieurs années, certains étalons à succès honorent un nombre extrêmement élevé de saillies, monopolisant quelque peu le marché, de même que l’arrivée de l’injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) permet aux juments de donner un nombre plus élevé de poulains qu’auparavant. D’aucuns s’inquiètent de cette nouvelle donne, craignant que l’on se repose sur les mêmes lignées, ce qui provoquerait un appauvrissement de la diversité génétique et des croisements de plus en plus consanguins. À travers une étude des courants de sang représentés chez les meilleurs chevaux et étalons mondiaux, éclairée par des témoignages d’éleveurs, vétérinaires, chercheurs et responsables de l’élevage, GRANDPRIX fait le point sur la situation actuelle.



Que ce soit dans l’élevage d’équidés ou d’autres animaux, la consanguinité a toujours été un sujet sur lequel les avis divergent. Tandis que les uns l’évitent soigneusement, la jugeant dangereuse et susceptible de provoquer des tares physiques ou comportementales, ou de nuire à la fertilité, les autres la pratiquent de façon raisonnée et raisonnable, et certains l’emploient même à outrance, quitte à ce qu’elle devienne très rapprochée. Cela a pu être le cas, par exemple, de Léon Melchior, grand éleveur belge et fondateur du stud-book Zangersheide, qui, à la fin des années 1980, n’a pas hésité...

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