“À mon âge, je peux encore espérer accomplir plein de choses, mais je ne peux pas me dédoubler”, Julien Épaillard (1/3)

Depuis cinq ans, Julien Épaillard enchaîne les succès aux quatre coins de la terre. Un récital d’une ampleur inédite, qui ne connaît ni pause ni arrêt. Douzième et meilleur Français au classement mondial Longines depuis quelques mois, le Normand gagne tout type d’épreuve, y compris des Grands Prix, avec tous ses chevaux. Aussi passionné d’équitation soit-il, l’as du rythme et des trajectoires se définit d’abord comme un professionnel du cheval, au service de ses clients. Sans tourner le dos à un destin olympique que tant d’aficionados espèrent le voir embrasser, ce cavalier d’expérience, qui fêtera ses quarante-cinq ans cet été, ne sacrifiera pas sa réussite commerciale sur l’autel des rêves de gloire. “Si l’on me confie un cheval avec cet objectif, je donnerai tout pour l’atteindre, résume-t-il. Après quasiment trois mois de concours à Oliva et Valence, et avant de rejoindre Grimaud, où l’Hubside Jumping bat son plein depuis le 7 avril, Julien a posé ses valises au haras de la Bosquetterie, dont il a récemment restructuré l’activité. Désormais épaulé par trois cavaliers, Bilal Zaryouh, Séverin Sigaud et Brieuc Épaillard, son fils aîné, le natif de la Manche entend faire de ces magnifiques installations, sises en plein cœur du pays d’Auge, l’une des écuries les plus puissantes de l’Hexagone. À travers ses ambitions, réflexions et prises de position, franches et claires, on découvre un homme assez éloigné de l’image qui lui colle à la peau depuis si longtemps.



Comment allez-vous? Dans quel état d’esprit êtes-vous à l’instant présent? Je me sens très bien. Mes chevaux sont en forme et j’ai atteint mes premiers objectifs de la saison, ayant repris les concours (dès le 6 janvier au CSI 2* d’Opglabbeek, en Belgique, ndlr) après une courte trêve hivernale. L’année 2021 a été bonne, aussi bien sportivement que commercialement. Je viens de passer près de trois mois en Espagne, où tout s’est bien déroulé. Et je me sens bien dans la nouvelle organisation que nous avons mise en place au haras de la Bosquetterie. Qu’est-ce qui a motivé cette restructuration de vos activités ici, au Pr&...

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

Abonnez-vous pour 4,90€ par mois sans engagement
  • Accédez à tous les contenus GRANDPRIX en illimité
  • Soutenez une équipe de journalistes passionnés et une rédaction indépendante
  • Consultez tous les articles du magazine GRANDPRIX où que vous soyez

Nouveau chez GRANDPRIX ? Créez votre compte GRANDPRIX

Mot de passe perdu ? Réinitialiser mon mot de passe