“Je suis heureuse et fière d’en être arrivée là en ayant travaillé dur”, Mégane Moissonnier

Propulsée au plus haut niveau cette année aux rênes de Cordial, ayant couru son premier CSIO 5* à La Baule en mai avant de s’illustrer au mythique CHIO d’Aix-la-Chapelle deux mois plus tard, Mégane Moissonnier incarne la jeunesse française qui gagne. Pourtant, rien n’était joué pour la cavalière de vingt-quatre ans, partie de presque rien, si ce n’est d’une famille de travailleurs et passionnés de chevaux depuis au moins trois générations. La jolie, souriante et réservée Aindinoise, fier produit de la méritocratie, montre une telle ambition que l’on n’a aucun mal à l’imaginer pilier de l’équipe de France dans dix ans… Portrait.



Deux ans plus tard, en avril 2019, la carrière de Mégane connaît un véritable coup d’accélérateur. Victime d’une violente chute lors d’un CSI à Cagnes-sur-Mer, qui lui coûte une fracture de l’épaule, Laurent Guillet est contraint au repos forcé. “Je lui ai alors confié quelques chevaux, dont Sultan, pour qu’elle puisse les monter en concours parce que ma convalescence risquait d’être longue”, raconte le principal intéressé. “Honnêtement, si ma chute n’avait pas précipité les choses, ce serait arrivé ensuite. Peut-être pas aussi vite, ni avec autant de chevaux d’un coup, mais j’aurais fini par ...

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