Julien Épaillard : “J’ai énormément appris sur Fringan cette semaine”
Julien Épaillard, troisième du Grand Prix Rolex de La Baule avec Fringan de Vesquerie, a signé le plus rapide des quatre points au barrage, franchissant la ligne d’arrivée en 38’’78. Voici sa réaction : “D’abord, merci à toute l’organisation. Nous avons passé une semaine formidable à La Baule. On sait recevoir ici. C’était vraiment une chouette semaine, tant humainement que pour les chevaux, etc. Tout était vraiment bien organisé.
J’étais venu pour voir où j’en étais avec mon cheval. C’est plutôt positif. J’ai vu qu’il avait bien tenu toute la semaine, entre la Coupe des nations et le Grand Prix. La faute d’aujourd’hui est pour moi : j’ai pris beaucoup de risques sur le double (pour rappel, le Tricolore a fauté à la sortie de la combinaison, ndlr). J’avais suivi le parcours de Martin (Fuchs, premier à avoir réalisé un double sans-faute, et deuxième à l’arrivée avec Conner Jei en 41’’03, ndlr) sur l’écran, et j’avais vraiment l’impression de ne pouvoir perdre de temps nulle part. J’aurais peut-être dû remettre une foulée avant la combinaison, mais bon, je suis encore un peu vert. C’est l’expérience qui rentre, ça va venir (rires). Je suis très fier de mon cheval. Il a fait une super semaine. J’en ai appris énormément sur lui, notamment sa capacité à rester en forme après deux manches de Coupe des nations. On était pratiquement dans un format de championnat, même s’il n’y a pas eu de Chasse le premier jour, mais c’est déjà très intéressant de voir que le cheval peut répéter trois sans-faute d’affilé. Ça laisse, j’espère, présager de bonnes choses pour le futur. Maintenant, à moi de l’amener à 100% de ses capacités le jour J.
Dans un premier temps, il va se reposer un peu pour digérer tout ça. Puis il ira dans un CSI 2* à Deauville (du 7 au 12 juillet, ndlr), puis à Riesenbeck (du 15 au 19 juillet, ndlr) et Dinard (du 29 juillet au 2 août), où je ne compte pas lui faire sauter le Grand Prix. Puis je pense l’emmener à Saint-Lô pour sauter deux parcours avant notre participation potentielle aux Mondiaux. Nous en avons discuté ce matin avec Édouard Coupérie (sélectionneur des Bleus, ndlr) et ce schéma semble fonctionner puisque j’avais fait deux tours au CSIO3* Sotheby’s International Realty de Deauville la semaine dernière avant de venir ici. C’est notre plan A, mais on sait que tout peut changer avec les chevaux. En tout cas, c’est notre programme actuel.”

