Catch Boom Bang a été victime d’un accident au pré

Après une saison de monte à l’élevage du Thot, Catch Boom Bang avait récemment retrouvé les installations de son cavalier Christophe Grangier, où il a malheureusement été victime d’un accident au pré. “Tout s’était très bien passé. Nous l’avions récupéré et avions aménagé un paddock spécialement pour lui”, raconte son cavalier. “On imagine qu’il a heurté un poteau ou un arbre. Il s’est fracturé l’humérus et ne pouvait malheureusement pas être soigné.”

Après un cursus de formation effectué auprès de Jonathan Chabrol, le duo entre Catch Boom Bang et Christophe Grangier s’était formé en 2021. “Il m’avait été confié par ses propriétaires roumains, avec lesquels je travaille de temps en temps. Nous avons fait quelques concours de mise en route, puis il s’est vraiment révélé à Lanaken.” Le couple y avait terminé sixième du Grand Prix des Sires of the World, grâce à un double sans-faute. “Le cheval était à vendre. Après ce résultat, je l’ai fait acheter à des propriétaires pour pouvoir le garder.”

Une belle histoire sportive avait suivi, mêlant des Grands Prix nationaux et concours internationaux jusqu’en 2024 et une retraite sportive. Ensemble, le duo avait notamment remporté le Grand Prix du CSI 2* de Villers-Vicomte en 2022, avant de terminer deuxième du Grand Prix CSI 3* de Cabourg et troisième de celui de Compiègne, l’année suivante. Christophe Grangier garde également en mémoire leurs performances à Nancy et à Gassin. Un parcours d’autant plus remarquable que Catch Boom Bang avait été victime de graves blessures à quatre ans. “Il avait eu des fractures du garrot et de la hanche. Avec les lésions qu’il avait, il n’aurait presque pas dû pouvoir faire de sport. C’était un dur !”  Un passé qui nécessitait un planning adapté pour le bai par Cornet’s Prinz, avec une mère par Argentinus. “Il ne pouvait pas sortir en concours trop souvent. Pourtant, lors de ses deux meilleures années, je crois qu’il avait réalisé près de 80% de sans-faute à 1,50m et 1,55m. C’est assez rare”, raconte-t-il.

Christophe Grangier reste convaincu que son partenaire aurait pu aller encore plus haut. “Sans tous ces pépins, il aurait pu évoluer à très haut niveau. Il a quand même couru des 3* et 4* malgré ces anciennes fractures. Si je l’avais eu plus jeune, et sans ces blessures, il aurait pu évoluer en 5*, voire en équipe de France. C’est ainsi, on ne va pas refaire l'histoire !”

Catch Boom Bang laisse une production relativement confidentielle. “Son ancien propriétaire ne commercialisait pas de saillies et l’avait seulement utilisé pour quelques-unes de ses juments.” Parmi ses descendants, Christophe Grangier fait évoluer Jaratec de Codre, un sept ans appartenant à un propriétaire roumain. “Il est prometteur, saute bien et se montre très beau.” L’essentiel de la relève reste toutefois à découvrir. “Environ quatre-vingt-dix pourcent de sa production n’est pas encore en âge de sauter. Ce sont surtout des deux ans et des poulains, mais ils ont déjà tous du chic.” Chez les jeunes chevaux qui ont effectué leurs premiers sauts, le cavalier retrouve aussi une aptitude caractéristique de leur père. “Ils ont son look un peu au-dessus de la moyenne, et son passage de dos naturel. Lui, même à quinze ans, il basculait et passait le dos sur une simple croix”, poursuit-il. Au sein de son écurie, trois poulains et deux naissances à venir permettront de prolonger le lien. “On espère continuer à rêver un petit peu avec sa production”, confie-t-il. Pour Christophe Grangier, c’est avant tout un compagnon précieux qui s’en est allé. “C’était un cheval très attachant, très intelligent, qui nous a donné beaucoup de bonheur. Il faisait partie de la famille. On fait ce métier depuis toujours et on n’en rencontre pas beaucoup qui nous marquent autant.”





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