Le Jura suisse durement touché par la myopathie atypique
Comme le relatent nos confrères du Cavalier Romand, des dizaines de cas de myopathie atypique se sont déclarés dans les structures équines suisses du Jura et du Jura bernois, deux régions situées tout près de la frontière franco-helvétique.
Hier soir, selon nos confrères, la famille Geiser, à la tête de l’écurie les Ruaux à Cortébert, non loin de La-Chaux-de-Fonds, avait déjà perdu treize poulains et chevaux en quarante-huit heures, tandis que vingt-deux de ses équidés étaient en clinique vétérinaire.
Selon Equipedia, l’encyclopédie en ligne de l’Institut français du cheval et de l’équitation, “la myopathie atypique (MA) - anciennement appelée ‘myoglobinurie atypique des chevaux au pré’ - est une maladie généralement fatale se caractérisant par une dégénérescence sévère de différents groupes musculaires, dont les muscles intervenant dans la respiration, la posture ou encore le muscle cardiaque. Cette maladie frappe les équidés de toutes espèces (chevaux de trait, chevaux de selle, poneys, ânes et zèbres) séjournant en pâture la majeure partie de la journée. La MA ne présente pas les caractéristiques d’une maladie contagieuse. Cependant, son apparition étant liée à la présence d’un (ou plusieurs) érable(s) toxique(s) dans les environs ainsi qu’à des conditions environnementales particulières, plusieurs chevaux pâturant sur une même prairie peuvent être affectés simultanément. Les séries cliniques se déclarent essentiellement au printemps et en automne.”
“Il est difficile d'empêcher la présence de disamares sur les pâtures”, peut-on également lire sur Equipedia. “Même en évitant de planter des érables à proximité des herbages, la dissémination des fruits (et donc des graines) par le vent est importante (jusqu’à plus de 100m de l’arbre).” Parmi les pistes conseillées pour prévenir la maladie, il est notamment fait état de:
“- réduire à moins de 6 heures le temps passé au pâturage aux saisons à risque;
- rentrer les chevaux les jours de pluie ou de grand vent;
- complémenter les chevaux vivant au pré;
- utiliser du foin ou de l’ensilage exempt de samares ou de plantules d’érables qui, même séchées, restent toxiques;
- ne pas distribuer de fourrage au sol;
- éviter de herser les zones ‘à risque’ à l’automne, car le hersage favorise la diffusion (temporaire) des toxines dans le milieu, et ce particulièrement dans les prairies humides;
- laisser une pierre à sel à disposition;
- abreuver avec l’eau du réseau, nettoyer régulièrement les abreuvoirs etc.”

